le cerveau de Kennedy par Henning Mankell

Publié le 14 mars 2009

Un sombre thriller suédois traduit par Rémi Cassaigne avec comme toile de fond le naufrage de l’Afrique, aux prises avec le cynisme général et les ravages du sida. Henning Mankell s’est rendu célèbre par ses romans policiers centrés sur l’inspecteur Wallander. « La lionne blanche », « les chiens de Riga », « l’homme qui souriait » m’avaient réconciliée avec ce genre romanesque. Ses fictions ont trait à l’Afrique et la Suède contemporaines et aux questions de société. Ce roman diffère des précédents, puisqu’il a remplacé son enquêteur habituel par la mère de la victime. La narration est centrée sur la tragédie d’une archéologue suédoise autour de la cinquantaine, et sa quête de la vérité. Louise Cantor quitte son chantier de fouilles dans le Péloponnèse pour rentrer en Suède. Impatiente de revoir son fils, elle le retrouve mort dans son appartement de Stockholm. Henry s’est-il suicidé, comme tendraient à le faire croire les apparences, sa mère ne peut le croire, ou a-t-il été assassiné ? Avec l’obstination d’une archéologue, et l’énergie du désespoir, elle va mener son enquête, reconstituer un puzzle particulièrement épars. Elle commence par retrouver les traces de son ancien mari, le père d’Henry, caché en Australie. Puis de Stockholm, la piste les mène […]