La nouvelle alternative ? Enquête sur l’économie sociale et solidaire, par Philippe Frémeaux

Publié le 27 avril 2014

L‘économie sociale et solidaire fait aujourd’hui figure de nouvelle alternative au capitalisme. De fait, son objectif premier n’est pas de dégager du profit, mais de produire des biens et services utiles à tous. Issue d’initiatives citoyennes, elle apporte la preuve que la recherche de l’enrichissement personnel n’est pas l’unique motif qui puisse donner envie d’entreprendre. Constitue-t-elle pour autant une force politique, un mouvement susceptible de transformer profondément notre économie et notre société ? Sa gouvernance, qui se veut démocratique, est-elle vraiment exemplaire ? A-t-elle vocation à s’étendre, se généraliser ? Enfin, cette généralisation est-elle souhaitable ? Autant de questions auxquelles l’auteur répond dans ce livre, nourri de nombreux exemples. Pour lui, il est temps de regarder « l’ESS » telle qu’elle est, et non dans sa version idéalisée : c’est à cette condition qu’on pourra apprécier dans quelle mesure et à quelles conditions elle peut contribuer à rendre l’économie plus démocratique, plus juste et plus soutenable. Le Mot de l’éditeur Un regard critique sur l’économie sociale et solidaire, et une interrogation sur sa capacité à transformer la société. Un livre en coédition avec Alternatives Économiques. L’économie sociale et solidaire fait aujourd’hui figure de nouvelle alternative au capitalisme. De fait, son […]

Vers un nouveau capitalisme par Muhammad Yunus

Publié le 27 novembre 2008

Je viens de découvrir avec bonheur le dernier livre de Muhammad Yunus « vers un nouveau capitalisme », l’inventeur du micro-crédit, et prix Nobel de la paix en 2006. Il appelle au développement des « social business », nouvelles entreprises privées à vocation humanitaire, sociale, et non lucrative. Il propose d’utiliser les vertus du marché (efficacité, dynamisme, innovation, développement…) pour les appliquer à la réduction de la pauvreté et à la résolution des problèmes sociaux et écologiques. Il en distingue deux types : celles qui appartiennent à des investisseurs ou propriétaires, mais à qui elles ne reversent rien au-delà du remboursement de la mise de départ. Elles ne reversent pas de dividendes à leurs actionnaires. Les profits sont réinjectés dans le projet, les investisseurs sont donc motivés par son impact social. Et il y a celles qui appartiennent à des pauvres : les dividendes sont reversés à leurs propriétaires (pauvres) : la Grameen Bank en est une. Dans cet ouvrage, il rappelle l’incroyable histoire de cette entreprise, créée par lui il y a trente ans dans le village de Jobra au Bangladesh, et à l’origine du microcrédit qui touche aujourd’hui dans le monde plus de 100 millions de personnes. La […]