Un monde sans fin par Ken Follet

Publié le 27 janvier 2009
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ken-follet-retratoJ’avais aimé « les piliers de la terre » écrit en 1992 et mes attentes pour la suite de ce roman étaient très nombreuses. Deux siècles plus tard, toujours dans l’Angleterre médiévale, on retrouve dans un pavé de 1200 pages, les descendants de Tom et Jack Builder à Kingsbridge.
Deux siècles plus tard, au XIVème siècle, le petit village anglais de Kinsbridge n’a pas tellement changé depuis que Tom et Jack Builder ont reconstruit la cathédrale. Les descendants directs des deux hommes se rencontrent : Merthin Builder, constructeur de génie innove dans la construction des ponts de pierre et des flèches des églises. Il veut dédier sa vie à la ville qu’il aime et mener une existence paisible auprès de celle qu’il adore depuis l’enfance, Caris. Mais c’est sans compter avec la volonté d’émancipation de la jeune fille. Elle ne veut pas être une épouse au foyer, son rêve est de devenir médecin, chose impossible pour une femme à cette époque. Elle fréquente donc une « savante » vite considérée comme une sorcière… Une réputation qui rejaillira sur la jeune fille et l’obligera à prendre le voile. On retrouve les mêmes ingrédients dans « un monde sans fin » et dans « les piliers de la terre ». Deux personnages romantiques, deux méchants, dont un chevalier encore une fois et un prieur dévoré d’ambition.

Comme pour le premier tome, on voyage, en France et en Italie, à travers les premières années de la guerre de cent ans et une grande peste de Florence.

L’architecture et l’histoire anglaises sont toujours au cœur de ce roman fleuve de 1200 pages. Le travail de recherche de celui qui est surtout un auteur de polar (« le troisième jumeau » « code zéro » « peur blanche ») est impressionnant. Malgré les digressions architecturales, sociales, politiques, on ne décroche pas. Ce n’est pas un livre d’histoire. C’est véritablement un roman composé d’ingrédients assez divers pour plaire au plus grand nombre. Sans les fatiguer.